Peau inflammatoireCycleDigestionÉquilibre fémininNaturopathie fonctionnelle

Charlotte Sanchez

Je n'étais pas destinée à devenir naturopathe

La naturopathie était à mille lieues de mon univers. Et pourtant, c'est une question très simple qui m'y a conduite : pourquoi ?

Charlotte Sanchez, naturopathe, fondatrice d'Althéa Femme

Comprendre comment les choses fonctionnent

J'ai toujours eu besoin de comprendre comment les choses fonctionnent. Je suis à la fois très créative et très logique, ce qui n'est pas toujours confortable : la première moitié veut inventer, la seconde veut vérifier.

À l'origine, je voulais faire des études d'architecture. Ma candidature a été refusée. J'ai fait un DUT de gestion des entreprises et des administrations, puis j'ai travaillé près de dix ans dans l'immobilier, et j'y étais bien.

Mais ma curiosité pour les mécanismes ne m'a jamais quittée. Au point qu'après mon DUT, je suis retournée sur les bancs de la médecine, simplement parce que je voulais comprendre davantage le fonctionnement du corps.

La naturopathie, à cette époque, ne faisait pas partie de mon monde. Utiliser des plantes pour agir sur un problème ? Je trouvais ça franchement farfelu. Pourquoi faire.

Puis mon corps m'a posé un problème

À vingt-cinq ans, après l'arrêt de ma pilule, une acné kystique s'est installée, surtout au niveau du menton. Douloureuse, et durable.

J'ai consulté. Médecin généraliste, dermatologues, endocrinologue. J'ai eu des antibiotiques, des traitements hormonaux. Et ça marchait : ma peau allait mieux.

Puis j'arrêtais, et ça revenait. Une fois, deux fois, plusieurs fois. Ce n'était pas un échec de la médecine, les traitements faisaient exactement ce qu'ils étaient censés faire. C'était autre chose, et je n'arrivais pas à le nommer.

Pourquoi est-ce que cela revenait ?

Une autre manière de poser la question

J'ai découvert par hasard, sur internet, le programme d'un médecin qui parlait de l'intérêt de chercher ce qui peut se trouver derrière un symptôme.

Il ne m'a pas fait découvrir la naturopathie. Il m'a fait découvrir une autre manière de poser ma question. Au lieu de me demander uniquement comment faire disparaître ce que je voyais, j'ai commencé à me demander pourquoi c'était là.

Pour quelqu'un qui a besoin de comprendre avant d'accepter, ce déplacement change tout.

J'ai commencé à changer des choses

J'ai remis en question mon alimentation et mon hygiène de vie. Ce qui n'allait pas de soi : je pensais déjà bien manger. Des fruits, des légumes, une alimentation que je jugeais équilibrée.

J'ai découvert que cela ne suffisait pas nécessairement à comprendre l'impact de mon mode de vie sur mon propre fonctionnement. Alors j'ai modifié certaines habitudes, une à une, en regardant ce que ça donnait.

J'ai observé sur moi que certaines de ces modifications pouvaient s'accompagner d'une évolution très nette de ma peau. D'abord rapidement, puis progressivement. Les professionnels qui me suivaient l'ont remarqué et m'ont demandé ce que je faisais.

Préparation d'un repas en lumière naturelle : artichauts, huile d'olive, ail et citrons

Mettre un nom sur une façon de raisonner

Je n'avais pas commencé par chercher quelle plante utiliser contre mon acné. Je n'avais pas empilé des compléments. J'avais commencé par chercher à comprendre.

Je ne voulais plus seulement agir sur le symptôme. Je voulais comprendre ce qui pouvait se jouer derrière.

Ce n'est que plus tard, en me formant, que j'ai compris que cette manière de raisonner portait un nom : une approche fonctionnelle. Regarder le fonctionnement global, explorer les facteurs qui peuvent contribuer au déséquilibre, et ne pas chercher automatiquement une solution isolée pour chaque symptôme.

De l'expérience à la méthode

J'étais bien dans l'immobilier. Ce sont des déséquilibres professionnels qui m'ont amenée à reconsidérer ce que je voulais faire. La naturopathie n'était pas un rêve d'enfance : elle est devenue une évidence après tout ce que j'avais appris à observer.

Mon expérience personnelle m'avait surtout menée vers l'alimentation et l'hygiène de vie. La formation a élargi ça au sommeil, au stress, à la récupération, au fonctionnement digestif, et aux autres leviers pertinents selon les situations.

Mon expérience personnelle a été le point de départ. La formation en a fait une méthode.

Des femmes, pas seulement des peaux

Ma propre histoire m'avait d'abord conduite vers la peau. Et pendant longtemps, j'ai cru moi aussi que ma problématique était simplement hormonale.

En approfondissant, j'ai compris que cette lecture était trop réductrice. Les hormones fonctionnent dans un système beaucoup plus large, avec l'alimentation, le sommeil, la disponibilité énergétique, le stress, la digestion.

C'est ce qui m'a progressivement amenée aux problématiques féminines dans leur ensemble : le cycle, le SPM, le SOPK, l'endométriose, la peau, la digestion, la fatigue. Non pas pour les traiter, ce n'est pas mon rôle, mais pour accompagner l'hygiène de vie et explorer les facteurs susceptibles de contribuer à l'équilibre, en complément du parcours de santé de chacune.

Plan de travail en pierre claire, citrons, artichauts et huile d'olive dans la lumière de fin de journée

La peau a été ma porte d'entrée

Aujourd'hui, je la vois comme une porte d'entrée vers le terrain.

Une problématique cutanée est souvent l'une des manifestations les plus visibles. Elle peut donc devenir un point de départ pour explorer le contexte global et les facteurs d'hygiène de vie susceptibles de contribuer à ses manifestations.

C'est pour cette raison qu'elle est restée ma spécialité.

Peau du cou et des épaules en lumière naturelle douce

Aujourd'hui, je travaille avec une conviction simple

Je ne cherche pas à mettre une solution sur chaque symptôme. Je cherche à comprendre le contexte dans lequel il apparaît, à identifier les facteurs d'hygiène de vie sur lesquels il est pertinent d'agir, et à accompagner des changements progressifs.

L'objectif n'est pas de faire taire le corps. C'est de créer les conditions favorables à un meilleur équilibre.

C'est cette façon de regarder le corps que je veux transmettre avec Althéa Femme.

« La vie est courte, l'art est long »

Hippocrate

À retenir

La naturopathe prodigue des conseils qui ne compromettent pas le suivi des traitements médicaux. Elle ne se substitue pas au médecin : en cas de traitement en cours, seul le médecin ou le spécialiste est habilité à y apporter des modifications.

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